index

Oui je l'avoue, je ne supporte plus grand-chose.
Au boulot, Président m'insupporte souvent avec ses grandes envolées qui n'aboutissent àrien. Oui je l'avoue, ce boulot aussi m'insupporte de plus en plus d'ailleurs, peut-être justement à cause de ce genre d'envolées beaucoup plus luriques qu'efficaces. Oui je l'avoue, j'en ai ras la casquette de m'assommer dans des dossiers qui n'amènent qu'à des dossiers qui ouvrent d'autres dossiers. J'ai l'impression d'être un fonctionnaire d'état tchécoslovaque, au coeur des années 80.

Oui je l'avoue, SaPomme me tape aussi plus que jamais sur le système avec ses manies et sa vision de la vie. Oui, ça m'énerve encore de voir mes deux loulous copier tout ça, pour s'aider à mieux grandir. Ca m'énerve qu'on oublie la fête des mères. Ca m'énerve qu'on ne dise pas "merci" mais que l'on demande sans arrêt. Ca m'énerve d'être obligée d'écouter quand j'ai l'impression que personne ne m'entend. Ca m'énerve de quêter bêtement une attention (et de pleurer quand elle arrive), alors que moi même je peine à m'en accorder.

Je crois que je ne sais même plus qui je suis ni ce dont j'ai envie.
Des années que je coure après les uns et les autres. Que je ne marche que pour les uns et les autres en me taisant raisonnablement. Je n'ai plus envie. Mais je ne sais pas non plus ce dont j'ai envie. J'ai oublié, raisonnablement.
Est ce que c'est la crise de la quarantaine qui me rattrape ? La cinquantaine qui me fauche avant la date ? Une fuite d'hormones toujours aussi fourbes, celles-là ? La résultat est le même.